Focus sur la Peur de Tomber

La peur de tomber est définie comme une inquiétude, plus ou moins marquée, d’une personne face au risque de tomber limitant la performance dans les activités de la vie quotidienne (Tinetti, 1993). Elle est fréquemment retrouvée chez les patients âgés fragiles et est omniprésente chez les patients présentant un syndrome de désadaptation psycho-motrice.

Sa prévalence est très variable en raison de la diversité des échelles d’évaluation utilisées (Mourey et al., 2009). Celle-ci fluctue entre 20,8 et 85% dans les études incluant une population d’âge supérieur à 60 ans, indépendante vivante à domicile (Scheffer et al., 2008). Cette prévalence se situe entre 29 et 92 % dans la population âgée chuteuse (Jorstad et al., 2005).

Il est intéressant de noter que le taux de prévalence le plus élevé est retrouvé chez les individus vivant en institution (Kempen et al., 2007). Les études notifient également que cette peur survient plus souvent chez les femmes que chez les hommes (Vellas et al., 1997, Kempen et al. 2007).

Les étiologies de la peur de tomber semblent multiples. En effet, si la chute peut en être un facteur déclenchant, elle n’est pas systématiquement retrouvée dans les antécédents (Mourey et al., 2009). Cette peur est notamment responsable d’une inhibition motrice pouvant conduire à une perte des automatismes moteurs (Hauer et al., 2011 ; Delbaere et al., 2004). De plus, il ne faut pas sous-estimer l’impact de cette peur sur la restriction sociale chez le sujet âgé (Cuming et al., 2000).

Mais comment évaluer cette peur de tomber chez vos patients ? La réponse dans quelques jours sur P4F…

 

 

Vous reprendrez bien un peu de relevé de sol ?

L’utilisation des outils d’apprentissages moteurs implicites (images, application MAAMI, vidéos…) peuvent être utilisées sous une modalité observation / imitation.

Il est intéressant d’utiliser ces outils en position assise au sol.

Pour les patients présentant un déficit de planification, il est important d’insister sur le déplacement à 4 pattes car ceux-ci présentent une stratégie de déplacement au sol de type ramper sur les fesses (= stratégie couteuse en énergie et ne permettant pas un déplacement important).