Retour sur les JFK 2019!!!

Les JFK 2019 se sont déroulées la semaine dernière à Montpellier ; une superbe aventure pour la physiothérapie francophone avec 2200 congressistes dans une très belle ambiance : des professionnels détendus mais déterminés à progresser ensemble.

La rééducation gériatrique était bien présente lors de ce congrès de la Société Française de Physiothérapie: le comité scientifique, notamment emmené par Thomas Rulleau, le GI gériatrie et la SFKV ont permis la réalisation d’un grand nombre de conférences ou d’ateliers en lien avec la rééducation des personnes âgés fragiles :

  • France Mourey nous a fait l’honneur d’une conférence plénière sur le thème : “Quelle physiothérapie pour la France qui vieillit? “
  • Marine Brika pour l’atelier “Évaluer la peur de tomber” ; la communication libre “Contrôle postural statique, compensations et fragilité”; la communication croisée SFKV GI Gériatrie “Multisensorialité chez la personne âgée fragile : entre visuo et podo-dépendance”
  • Alexandre Kubicki pour la communication libre “Test d’anticipation chez les patients âgés fragiles : fiabilité inter-évaluateurs” et la communication croisée SFKV GI Gériatrie : “Triage du patient âgé instable, vers une rééducation gériatrique ou vestibulaire?”
  • Elisabetta Farina en session GI Gériatrie : “Approche motrice des troubles cognitifs liés au vieillissement”.
  • Thomas Rulleau en session GI Gériatrie : “Evaluation du système sensori-moteur par imagerie motrice implicite”
  • Mariama Bah en session GI Gériatrie : “Revue de littérature sur l’intérêt de l’imagerie motrice chez le senior”
  • Dominique Gerbaulet lors d’une communication croisée SFKV GI Gériatrie : “Prise en charge vestibulaire du patient âgé”.
  • Lauriane Pinloche en communications libres : “Méthode d’évaluation de la reproductibilité pour les mesures de force et de souplesse cervicale chez les seniors” et “Étude de faisabilité : mise en place d’un bilan ambulatoire au sein d’EHPAD. Analyse des données du plan sagittal.”
  • A. Roren en communication libre : “Impact d’un programme de prévention des chutes sur les paramètres spatio-temporels de la marche chez la personne âgée.”
  • Julie Soulard en communication libre : “Effets de l’âge sur les paramètres spatio-temporels de marche lors du test de marche de 6 minutes instrumenté. “
  • A. Marchand : “Élaboration d’un outil d’évaluation de l’autonomie motrice pour patients gériatriques à mobilité réduite durant hospitalisation : grille PMR”.

ET plein de communications d’étudiant(e)s sur-motivé(e)s

Tous les résumés des communications libres sont à retrouver sur le numéro 206 (février) de Kinésithérapie La Revue.

Retour en image sur le widget vidéo!


Bouge tes chevilles !

Rdv sur le widget “vidéo” à droite (ordi) ou en bas (téléphone)

Une nouvelle vidéo avec quelques astuces pour entretenir ou développer la mobilité des chevilles si souvent impliquée dans les contraintes mécaniques et tellement importante pour les activités locomotrices.


Happy 2019 !

L’équipe de P4F vous souhaite une très belle année 2019!

Pour rester motivé, pensons à cette citation célèbre d’Albert Einstein à propos de “l’équilibre dynamique” de la vie:

“La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre”.

Profitez bien de cette nouvelle année et ensemble, avançons pour les patients fragiles !

How to… évaluer la peur de tomber

Notre dernier billet concernait la peur de tomber, véritable composante émotionnelle à envisager pour toute rééducation des fonctions motrices… Marine Brika propose une classification des échelles actuellement existantes. N’hésitez pas à commenter pour partager vos expériences sur ce sujet !

Malgré sa récurrence, le constat aujourd’hui est l’absence ou la faible évaluation de la peur de tomber. L’évaluation de cette peur représente pourtant une étape indispensable notamment en vue de suivre son évolution. A cet effet, il existe plusieurs échelles :

L’infographie est ICI

A bientôt !

Focus sur la Peur de Tomber

La peur de tomber est définie comme une inquiétude, plus ou moins marquée, d’une personne face au risque de tomber limitant la performance dans les activités de la vie quotidienne (Tinetti, 1993). Elle est fréquemment retrouvée chez les patients âgés fragiles et est omniprésente chez les patients présentant un syndrome de désadaptation psycho-motrice.

Sa prévalence est très variable en raison de la diversité des échelles d’évaluation utilisées (Mourey et al., 2009). Celle-ci fluctue entre 20,8 et 85% dans les études incluant une population d’âge supérieur à 60 ans, indépendante vivante à domicile (Scheffer et al., 2008). Cette prévalence se situe entre 29 et 92 % dans la population âgée chuteuse (Jorstad et al., 2005).

Il est intéressant de noter que le taux de prévalence le plus élevé est retrouvé chez les individus vivant en institution (Kempen et al., 2007). Les études notifient également que cette peur survient plus souvent chez les femmes que chez les hommes (Vellas et al., 1997, Kempen et al. 2007).

Les étiologies de la peur de tomber semblent multiples. En effet, si la chute peut en être un facteur déclenchant, elle n’est pas systématiquement retrouvée dans les antécédents (Mourey et al., 2009). Cette peur est notamment responsable d’une inhibition motrice pouvant conduire à une perte des automatismes moteurs (Hauer et al., 2011 ; Delbaere et al., 2004). De plus, il ne faut pas sous-estimer l’impact de cette peur sur la restriction sociale chez le sujet âgé (Cuming et al., 2000).

Mais comment évaluer cette peur de tomber chez vos patients ? La réponse dans quelques jours sur P4F…

 

 

Vous reprendrez bien un peu de relevé de sol ?

L’utilisation des outils d’apprentissages moteurs implicites (images, application MAAMI, vidéos…) peuvent être utilisées sous une modalité observation / imitation.

Il est intéressant d’utiliser ces outils en position assise au sol.

Pour les patients présentant un déficit de planification, il est important d’insister sur le déplacement à 4 pattes car ceux-ci présentent une stratégie de déplacement au sol de type ramper sur les fesses (= stratégie couteuse en énergie et ne permettant pas un déplacement important).

 

How to…. Rééduquer le relever du sol chez la personne âgée fragile ?

La rééducation du relever du sol diffère selon si l’incapacité provient d’une prédominance de contraintes biomécaniques ou d’un déficit de planification.

Cas n°1 : le patient n’arrive pas à se relever en raison de contraintes biomécaniques de type articulaires

  • Rééducation = travail principalement de la mobilité de cheville (mobilisations actives, passives, étirements…. Cf onglet document pour les patients, puis onglet assouplir ses chevilles)

Cas n°2 : le patient n’arrive pas à se relever en raison de contraintes biomécaniques de type musculaires

  • Rééducation = travail des MS ou des MI en chaîne fermée (à cet effet, il est possible d’utiliser la répétition d’étapes spécifiques du relever du sol : par exemple passage de la position chevalier servant à debout pour les MI).

Cas n°3 : le patient n’arrive pas à passer à 4 pattes en raison d’une difficulté à transférer le poids du corps

  • Rééducation : travail de l’optimisation des points d’appuis en particulier au niveau des MS

Cas n°4 : le patient n’arrive pas à se relever en raison d’un déficit de planification = le patient ne sait plus comment se relever

  • Les modalités d’exercice divergent selon les capacités cognitives des patients.

 

Pour les patients sans trouble cognitif, le réapprentissage du relever du sol peut être réalisé avec des exercices privilégiant l’utilisation des consignes et la verbalisation des différentes étapes.

Pour les patients avec troubles cognitifs, il faut privilégier l’apprentissage moteur implicite à travers des exercices de puzzle moteur de relever du sol ou d’observation de vidéos par exemple:

Let’s Go !!

 

 

 

 

 

 

How to… évaluer le relever du sol chez la personne âgée fragile ?

Avant d’évoquer les notions relatives à l’évaluation du relever du sol, il convient de rappeler l’importance de l’évaluation et de la rééducation du relever du sol afin de prévenir une éventuelle chute et surtout d’éviter les conséquences de la station prolongée au sol (hypothermie, pneumopathie, escarres, rhabdomyolyse, syndrome de désadaptation psycho-motrice, institutionnalisation…) pouvant mener à de lourdes conséquences.

 

L’évaluation se réalise souvent à partir de la position assise au sol. Elle doit être réalisée chez toute personne âgée fragile sauf si celle-ci présente une contre-indication (= désadaptation majeure à l’effort, déficit musculaire important au niveau des membres inférieurs, amplitude de flexion de genou <90°, anomalies graves de coordination et de planification).

 

La séquence motrice pour se relever comporte plusieurs étapes :

Position assis plage => quadrupédie => genoux dressés => chevalier servant => debout

2 causes majeures d’impossibilité à se relever sont retrouvées : une prédominance de contraintes biomécaniques ou un déficit de planification.

Cliquez ci-dessous pour télécharger une aide au raisonnement lors de l’évaluation du relever du sol :

http://physio-4-frail.com/wp-content/uploads/2018/09/Organigramme-RS.jpg

How to… stimuler les capacités restantes lors des transferts (BONS GESTES 3/3)

La 3ème et dernière partie de notre série “Bons Gestes” avec une infographie à télécharger ici : BONS GESTES 3 pour affiner votre technique lors des transferts Assis-Debout et Debout-Assis. Une approche pragmatique et efficace pour stimuler les capacités restantes et faire de la rééducation au lieu de faire de la manutention !

Une illustration de la prise “pouce dans le pouce”

A bientôt pour de nouvelles aventures autour du … relevé de sol !!!

N’hésitez pas à commenter, donner vos avis et retour d’expériences 😉